La mort, le viol, les enlèvements sont des concepts qui peuvent incarner une société qui a été privée d’Art.  Lorsqu’un gouvernement conservateur est en place, on peut voir une tendance à rendre l’art et la culture les premières victimes de coupures budgétaires sans prendre en considération ce que cela fait aux citoyens.

Ce projet a pour but de faire comprendre au public que l’Art et la culture sont des clés permettant aux gens de vivre des expériences transcendantales.  Ils nous aident à voir la réalité autour de nous dans des perspectives différentes ; ils nous emmènent dans différents royaumes au-dessus de notre condition humaine.

Comme l’appropriation, ou la postproduction, comme Bourriaud l’appelle,  est incorporée dans la base conceptuelle et la résolution formelle de l’oeuvre de Damián Siqueiros, celui-ci a choisi pour “Le viol de la culture” de prendre des thèmes iconiques de l’Histoire de l’Art, des histoires qui ont été certains de ses thèmes essentiels, qu’ils soient des Beaux-arts ou des arts de la scène.  Ces histoires représentent certaines des idées que l’art a utilisé pour confronter les individus et les communautés, les artistes et le public pour trouver un sens aux images qui décrivent des tragédies dans lesquelles les protagonistes sont privés de toute base de support ou de vie.

“L’enlèvement de la culture” donne la place à tous les arts pour être représentés d’une quelconque façon.  Par contre, une préférence est ici donnée à la peinture et à la danse, donc tous les modèles sont des danseurs.  Il y a quatre histoires et deux images pour chaque histoire.  Également, il y a deux images en plus, basées sur la chorégraphie “Toki” d’Ushio Amagatsu, et le travail de Marie Chouinard.